mardi 28 avril 2009

Les agents de pôle-Emploi contre le fichage et la délation

Auteur : SOLIDAIRE SUD EMPLOI RHONE ALPES
SYNDICAT
A l'attention de : Monsieur CHARPY Directeur Général de POLE EMPLOI

QUAND DÉSOBÉIR DEVIENT UN DEVOIR
A l’attention de M Charpy, DG POLE EMPLOI, et à ses donneurs d’ordres
Le salarié met à la disposition de l’employeur, sa force de travail, manuelle, intellectuelle, mais pas sa personne. Le salarié en tant que personne n’est pas un instrument de production chargé d’exécuter des ordres.
Nous tenons à garder notre liberté de conscience et d’expression.
VOUS nous demandez d’exécuter des ordres :
- De décider, par téléphone, de l’indemnisation ou non d’un demandeur d’emploi, après un questionnement simplifié « script suffisamment précis »
- De vérifier l’authenticité des papiers, dans le dos des demandeurs d’emploi, à l’aide de lampes UV
- De procéder au « traitement des doutes »
- De dénoncer les suspects à la filière indemnisation
VOUS évitez soigneusement de nous communiquer les textes sur lesquels vous vous appuyez pour nous contraindre à exécuter cette sale besogne, ex : note PE/DG/CSP/2009/N°62, introuvable sur intranet.
VOUS nous faites porter les responsabilités de ces actes en vous gardant bien de nous alerter sur les conséquences.
Ce système mis en place induit l’idée d’une fraude organisée et généralisée qui n’est qu’un pur fantasme. Plus grave, il agit sur l’inconscient collectif avec tous les dangers qui peuvent en découler : malaise, culpabilisation, agressivité, violences envers soi-même et envers les autres, et ce, des deux côtés du guichet.
NOUS refusons d’être l’instrument d’une politique paranoïaque :
- où tous les demandeurs d’emploi seraient considérés comme des suspects en puissance
- où tous les demandeurs d’emploi seraient considérés comme des fraudeurs
NOUS refusons de collaborer avec les services de la Préfecture qu’ils soient sous la responsabilité de Monsieur Hortefeux, de Monsieur Besson ou d’un autre.
NOUS sommes solidaires des personnes que nous accompagnons vers l’emploi,
NOUS ne les trahirons pas.
Nous, salariés de Pôle Emploi et signataires de cet appel refusons d’exécuter ces ordres,
Nous, usagers de Pôle Emploi, d’hier, d’aujourd’hui et de demain soutenons cette initiative en signant cette pétition en solidarité.

petition
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samedi 1 novembre 2008

Dénonciation anonyme en Haute-Garonne

La Préfecture de la Haute-Garonne s’acharne sur la famille de Mme Rachida B. et revient sur ses engagements
vendredi 31 octobre 2008, article original (RESF)
Hier, mercredi 29 octobre 2008 à 11h, les services de police se sont présentés au domicile de Mme Rachida M. afin de procéder à l’interpellation de la famille. Après avoir passé de longues minutes à tenter de pénétrer dans l’appartement, les forces de police ont quitté les lieux, laissant la fille de Mme M. apeurée, seule à la maison en cette période de vacances scolaires.

Déjà le 13 octobre 2008, Mme Rachida B. avait été interpellée suite à une dénonciation anonyme et placée au centre de rétention de Cornebarrieu. A l’appel du RESF 31 et de l’association Bel’Arc en ciel, de nombreux citoyens s’étaient mobilisés et rassemblés devant la Préfecture de la Haute-Garonne. Une délégation accompagnée de Mme Martinel, député de la Haute-Garonne, et de M. Pla, conseiller délégué à la Mairie de Toulouse, avait été reçue par la Directrice de cabinet de M. le Préfet alors que dans le même temps Mme Rachida B. était libérée sur décision du juge des libertés et de la détention.

Réalisant, lors de cette entrevue, que de nombreux éléments manquaient au dossier, la préfecture de la Haute-Garonne s’étaient engagée à réexaminer la situation et à ne procéder à aucune mesure d’éloignement durant le temps de ce nouvel examen.

Ces engagements n’ont pas été respectés puisque, sans avoir apporté de réponse au réexamen qu’elle avait proposé, la préfecture a une nouvelle fois tenté d’arrêter la famille.

Le RESF 31 ne peut que constater, pour le condamner fermement, l’acharnement de l’autorité préfectorale à l’encontre de Mme Rachida B. qui n’a plus aucune famille en Algérie (ses quatre filles résident en France et la plus jeune y est scolarisée depuis près de cinq ans) et qui vit en France depuis 2004.

Pour apporter votre soutien à la famille de Mme Rachida M. dont le sort dépend plus que jamais de notre mobilisation et demander la régularisation de la situation
RASSEMBLEMENT DEVANT LA PREFECTURE DE LA HAUTE-GARONNE

(Place Saint-Etienne)
LUNDI 3 NOVEMBRE 2008 à 17h

vendredi 31 octobre 2008

Délateurs : une assistante sociale, la poste, un contrôleur SNCF, un hôpital...

(>Article de Xavier Renard, Libération du 30 octobre 2008)
Dans la traque aux sans-papiers, d’autres institutions ont récemment été mises en cause dans des affaires de dénonciation. Ainsi, le 18 juin, la presse révélait qu’une assistante sociale s’était rendue quelques jours plus tôt à la police pour «dénoncer la situation administrative clandestine d’un ressortissant sénégalais vivant à Besançon», selon les termes du procès-verbal de la police : cet «individu de 22 ans dort le matin jusqu’à 12 heures au moins et sort peu de peur d’être contrôlé par la police.»
Le 12 janvier, un contrôleur de la SNCF contacte avec la police des frontières, soupçonnant Aurore Pokossi, étudiante à l’université de Tours, de vivre illégalement sur le sol français. Inscrite en 2e année d’histoire, l’étudiante de 22 ans obtient immédiatement le soutien de Michel Lussault, le président de l’Université François-Rabelais et des élus locaux, ce qui favorise la régularisation de son dossier.
Fin 2007, un responsable du bureau de poste de Châtillon (Hauts-de-Seine) fait part à la police de ses doutes concernant la situation d’un ressortissant algérien. Au finale, le jeune homme et son épouse obtiennent leur titre de séjour grâce à la mobilisation du Réseau éducation sans frontières.
A cette occasion, RESF rappelle aussi qu’en 2006, «la police est venue cueillir Nicole Masese à sa sortie du CHU après avoir été alertée par un agent de l’accueil des urgences». Cette fois, la jeune Congolaise et son fils avaient été expulsés sur le champ.

Une Equatorienne dénoncée par la mairie du 5e après un déménagement

(> article extrait du site web RESF, Jeudi 30 octobre 2008)
Elle habitait le 12e depuis 2002 et a déménagé cet été. Une jeune femme de trente ans, de nationalité équatorienne et en situation irrégulière, est convoquée demain matin jeudi à l’unité de police de quartier (UPQ) de la Montagne Sainte-Geneviève (5e arrondissement) par le brigadier Bureau, pour avoir voulu… inscrire son fils à l’école. A l’origine de cette convocation, une dénonciation des services scolaires du 5e, fief de Jean Tiberi…
Arrivée en France en 2002, cette femme vivait précédemment dans le 12e arrondissement, où son fils de huit ans était scolarisé. Mais l’agent qui l’a reçue dans le 5e arrondissement en juillet 2008(suite à son déménagement), a pris l’initiative de lui demander son titre de séjour (pas indispensable pour l’inscription d’un enfant à l’école).
Peu avant la rentrée scolaire, la ressortissante équatorienne,femme de ménage de son état, avait fait l’objet de l’un des premiers parrainages républicains dans le 12e arrondissement (en juillet 2006), indique le collectif 12, qui explique les faits la concernant dans ce communiqué. Mme M. aurait, un dossier remplissant tous les critères de régularisation », mais son dossier avait, comme beaucoup d’autres, rejeté sans explications.
« Quand elle a voulu inscrire son fils à l’école, on lui a demandé ses papiers. Ce n’est pas légal, mais elle a quand même répondu qu’elle les attendait. D’où cette convocation », explique dans les colonnes du Parisien de ce jour la dame qui, en 2006, l’avait parrainée dans le 12e arrondissement, où elle habitait alors avec son fils. Cette employée de maison, vit seule en France avec son fils, et ses divers employeurs lui ont fourni des contrats ou des promesses d’embauche pour étoffer son dossier. Selon le collectif 12, cet « incident » est « le premier du genre sur Paris ». Un précédent avait été noté en Alsace à la rentrée 2007, mais il s’agissait officiellement d’une « erreur » de l’inspection d’académie. Bien qu’un recours soit à l’étude concernant le rejet dont cette jeune femme a fait l’objet, elle devrait, demain, être accompagnée au commissariat du 5e arrondissement du fait de cette nouvelle notion de « dénonciation spontanée ». Dénonçant la « politique des quotas » qui « conduit maintenant à des dénonciations qui nous ramènent à de bien tristes souvenirs », le Réseau éducation sans frontières (RESF) appelle à accompagner la dame, ici, demain matin à 9h30. Si, pour la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), majoritaire dans les écoles parisiennes, « il s’agit d’un acte de dénonciation au sein d’un service public », ce n’est pas l’avis du maire (UMP) d’arrondissement, Jean Tiberi, qui estime que le fonctionnaire, tenu de signaler au procureur de la République toute situation irrégulière, a bien fait son travail…
Bien ? Que doit-on, dans ce cas, dire d’un parlementaire qui ne règle pas ses loyers à terme ? Est-ce un bon exemple ?

mercredi 15 octobre 2008

Citoyens volontaires : la police embauche gratis

Un article de Chloé Leprince sur Rue89, ici.
Ils sont environ 300 à assister la police dans les rues. Alliot-Marie veut en attirer davantage. Rencontre avec deux de ces bénévoles.

On y apprend aussi dans les commentaires que la ville de Meaux (77) à des "référents de proximité" et l'existence d'un collectif anti délation.

mercredi 2 juillet 2008

Une assistante sociale dénonce un sans-papier en contre du secret professionnel et de sa corporation

Le blog de maître Eolas a révélé cette atterrante histoire. On notera qu'en brisant le secret professionnel, l'assistante sociale ne pourra plus aider ceux qu'elle prétend défendre, se met dans l'illégalité en violant le secret professionnel et enfin va à l'encontre de sa profession qui se refuse à toute dénonciation depuis une précédente affaire...
NB : la lecture des forums du site de maître Eolas est très édifiante... Les réponses d'Eolas pertinente. Lire aussi les suites de cette affaire sur ce blog.

dimanche 25 mai 2008

Délatrice : la préfecture des Hauts-de-Seine

"Maître Eolas" sur son blog pointe les pratiques vichystes de la préfecture des Hauts-de-Seine. Ce pays va-t-il continuer à s'enfoncer dans l'abjection ?